Rinat Dasayev, l’une des légendes absolues du football soviétique et ancien gardien emblématique de la Sbornaya, a partagé son analyse sur la Coupe du monde 2022 au Qatar, compétition marquée par de nombreuses surprises et plusieurs performances individuelles exceptionnelles. Dans ses déclarations, il revient en particulier sur les équipes qui ont déjoué les pronostics et sur les gardiens qui ont retenu son attention, un domaine qu’il connaît mieux que quiconque.
Pour Dasayev, l’équipe qui l’a le plus impressionné est sans conteste le Maroc. La sélection africaine, véritable révélation de ce Mondial, a captivé les supporters du monde entier grâce à un parcours historique jusqu’en demi-finales. Aucun analyste n’aurait imaginé une telle épopée avant le début de la compétition, mais les Lions de l’Atlas ont fait preuve d’une discipline tactique remarquable, d’une solidarité exemplaire et d’une intensité physique exceptionnelle.
Leur performance a été saluée par de nombreux spécialistes, mais l’avis de Dasayev prend une dimension particulière, car il analyse la réussite marocaine non seulement comme un ancien joueur mais aussi comme un observateur attentif capable d’apprécier les détails tactiques et défensifs. Pour lui, le Maroc a non seulement surpris, mais aussi montré la voie à suivre pour les sélections dites « outsider », prouvant qu’avec une organisation solide, un collectif soudé et une mentalité irréprochable, il est possible de rivaliser avec les meilleures nations du monde.Lorsqu’on interroge Dasayev sur les gardiens qui l’ont le plus marqué au Qatar, il admet que faire un choix est difficile. La Coupe du monde 2022 a été riche en performances exceptionnelles de la part de nombreux portiers. Cependant, deux noms se détachent selon lui : Yassine Bono, le gardien du Maroc, et Dominik Livakovic, le portier de la Croatie.
Bono a joué un rôle essentiel dans le parcours historique du Maroc. Souvent décisif dans les moments critiques, il a enchaîné les arrêts spectaculaires et les prestations de haute qualité, notamment lors des séances de tirs au but qui ont permis au Maroc de sortir des adversaires de renom. Pour Dasayev, Bono incarne parfaitement l’esprit de cette équipe : calme, solide, confiant et capable de briller sous une pression immense. Son sens du placement, sa capacité à anticiper et son sang-froid en font l’un des meilleurs gardiens de la compétition.

Livakovic, quant à lui, a été l’un des héros de la Croatie, notamment grâce à ses performances monumentales lors des tirs au but et des moments décisifs en phase éliminatoire. Déjà reconnu comme un très bon gardien, il a franchi un cap durant ce Mondial, démontrant une maturité exceptionnelle et une capacité rare à garder son équipe en vie dans les matchs les plus difficiles. Sa série d’arrêts contre le Japon ou le Brésil est devenue l’un des symboles de la résistance croate.
Dasayev souligne que ces deux gardiens représentent parfaitement le rôle moderne du portier : non seulement dernier rempart, mais aussi premier relanceur, élément déterminant du bloc défensif et protagoniste central dans les moments clé. Pour lui, Bono et Livakovic ont été des références majeures dans un tournoi où la compétitivité et la pression étaient à leur apogée.
Au-delà des noms cités, Dasayev insiste sur le fait que la Coupe du monde 2022 fut l’une des éditions les plus imprévisibles et les plus intenses des dernières décennies. Selon lui, le tournoi a mis en lumière l’importance croissante du travail défensif, de la préparation mentale et de la cohésion collective. Des équipes comme le Maroc, le Japon ou même l’Australie ont prouvé que la détermination et la stratégie pouvaient rivaliser avec les effectifs les plus talentueux.
Il rappelle également que le niveau des gardiens a été particulièrement élevé au Qatar. Au-delà de Bono et Livakovic, plusieurs portiers se sont illustrés, confirmant que le rôle du gardien continue d’évoluer et de gagner en importance dans le football moderne. Les matchs serrés, les duels tactiques et les prolongations multiples ont permis aux gardiens de briller davantage que lors d’autres éditions, ce qui rend le choix encore plus difficile selon Dasayev. Pour l’ancien gardien soviétique, l’un des enseignements du Mondial 2022 est la montée en puissance de nations autrefois considérées comme secondaires. L’exemple du Maroc, qu’il qualifie de véritable révélation, pourrait inspirer de nombreuses sélections africaines et asiatiques. La progression des infrastructures, des académies et des formations dans ces régions témoigne de l’évolution constante du football mondial.